Le nombre d'Or_______________________
"Platon parlait déjà de la 'divine proportion' et tous
les artistes de la Renaissance ont célébré le 'Nombre d'Or' comme étant le plus satisfaisant à l'oeil...
En effet, si l'homme 'reconnaît' cette proportion,
c'est qu'elle est en lui et dans toute la nature qui l'entoure...
Il est donc normal que l'homme retrouve instinctivement,
comme expression du 'beau' ce qui correspond à son être profond: le Nombre d'Or.
Le 'beau' c'est le 'plaisir de l'âme' celui qui n'est
pas localisable dans les organes des sens auquel il est lié. Le plaisir est donc, d'abord physique, mais il s'associe au phénomène
de la 'conscience' et de la perception. La perception est évidemment très différente selon les individus et le plaisir de
chacun est tout aussi différent. Un jugement de valeur sur la beauté est donc totalement subjectif et n'a de valeur que pour
celui qui l'exprime...
Le plaisir esthétique est donc lié à des conditions
permanentes telles que l'unité, la technique, la forme et l'harmonie.
L'architecture exige un minimum de beauté et d'harmonie...
Une oeuvre architecturale ou musicale suppose l'assemblage
d'un certain nombre d'éléments qui doivent former un ensemble.
Cet ensemble possède une unité en soi, différente de
la juxtaposition des unités partielles. Chaque partie du tout est fonction de l'ensemble. La transformation d'un élément a
des conséquences sur l'ensemble entier et provoque l'apparition d'une nouvelle unité.
Partant des rapports de la partie au tout et du choix
d'une forme simple pour l'expression de l'architecture, il devenait évident de faire appel à des tracés harmoniques basés
sur le pied ou la coudée..."
Extrait du premier ouvrage de Georges Prat
Le Nombre d'Or en Lyonnais - 1987